Questions

Qu’est ce qu’un psychologue ?

Un psychologue est un professionnel ayant obtenu un Master 2 professionnel de Psychologie, correspondant à 5 ans d’études en psychologie. Ces 5 années validées donnent accès au titre de Psychologue, réglementé et protégé par la loi. Le psychologue doit être inscrit à l’Agence Régionale de Santé (ARS) et pouvoir présenter un numéro ADELI, garantissant son titre. Il existe différentes spécialités comme la psychologie clinique, la neuropsychologie, la psychologie sociale, la psychologie du développement… mais toutes ces formations détiennent un tronc de connaissances communes. Le psychologue répond au Code de Déontologie des Psychologues, c’est-à-dire au secret professionnel, au respect des droits des patients et à l’obligation d’un haut niveau de compétences en psychologie (entre autres).

​Quelle est la différence entre les différents « psys » ?

  • Le psychologue : détenant 5 ans d’études en psychologie, le psychologue est formé à l’écoute, au soutien psychologique et peut proposer des psychothérapies (analytiques, cognitivo-comportementales, familiales…).
  • Le psychiatre : il s’agit d’un médecin spécialisé dans le diagnostic des maladies mentales. Étant médecin, il peut prescrire des traitements médicamenteux, des examens complémentaires et peut poser un diagnostic médical.
  • Le psychothérapeute : ce titre est protégé et réglementé et nécessite d’être inscrit au Registre national des psychothérapeutes de l’Agence régionale de santé (ARS). Il nécessite une formation approfondie en psychopathologie clinique et pour obtenir ce titre, il est nécessaire d’avoir effectué 500 heures de stages dans le domaine clinique.
  • Le psychanalyste : il s’agit d’une personne ayant suivi elle-même une psychanalyse, durant un certain nombre d’années. Contrairement aux professionnels comme le psychologue, le psychiatre et le psychothérapeute, le titre de psychanalyste n’est pas réglementé et n’a pas de statut officiel. Certains médecins ou psychologues peuvent être psychanalystes, mais également des personnes sans statut particulier.
  • Le psychopraticien : le titre de psychothérapeute étant désormais protégé, les personnes ne pouvant y prétendre peuvent désormais se nommer « psychopraticiennes ». Elles sont formées en psychothérapies, souvent dans des écoles privées, mais ne détiennent pas de formation universitaire dans le domaine de la psychologie ou de la psychopathologie.
  • Le psychomotricien : Il s’agit d’un praticien exerçant dans le domaine paramédical, qui prend en charge tout public présentant des troubles psychomoteurs comme les difficultés d’attention, de repérage dans l’espace ou dans le temps. Il pratique de la rééducation.

Que sont les thérapies cognitives et comportementales (TCC) ?

Appelées aussi TCC, ce sont des thérapies brèves qui sont validées scientifiquement et dont l’objectif est de travailler sur des comportements et des pensées inadaptés et sources de souffrance pour la personne.

Le patient est actif dans sa prise en charge et le travail thérapeutique se fait en collaboration avec le thérapeute. Les techniques utilisées sont (entre autres) des entretiens détaillés, des exercices comportementaux, un travail sur les pensées et sur les émotions. Au cours de la thérapie, ces techniques sont évaluées à plusieurs reprises afin de s’assurer de leur efficacité. L’objectif thérapeutique étant que la personne ne se sente plus en souffrance et puisse avoir un comportement et des pensées plus adaptés.

Les TCC ont pu montrer leur efficacité sur :

  • les troubles anxieux (anxiété généralisée, stress, crises de panique…)
  • les troubles obsessionnels-compulsifs (TOC)
  • les phobies (sociale, scolaire, spécifiques…)
  • les états dépressifs
  • les états de dépendance (addiction, cigarette, jeux, drogue, alcool…)
  • les difficultés alimentaires (anorexie, boulimie, hyperphagie, grignotages…)
  • les difficultés à s’affirmer (avoir du mal à donner son avis, à prendre la parole, à dire non…)
  • les douleurs chroniques
  • les troubles du sommeil
  • toute autre difficulté du quotidien générant une gêne, un mal-être ou de la souffrance.

Elles permettent une meilleure compréhension de soi, de ses émotions, ses comportements et ses pensées. Elles permettent également de prendre confiance en soi, d’apprendre à s’affirmer, à mieux communiquer et à mieux s’adapter aux situations quotidiennes.

​Qu’est ce qu’un bilan neuropsychologique ?

Le psychologue spécialisé en neuropsychologie est un psychologue spécialisé dans l’étude des perturbations cognitives et émotionnelles ainsi que des désordres de la personnalité dus à des lésions du cerveau ou à des perturbations psychologiques et psychiatriques. Le but du bilan neuropsychologique est d’évaluer les fonctions cognitives et de mettre en évidence les mécanismes cérébraux concernés. Le bilan neuropsychologique peut avoir deux objectifs :

  • Faire des hypothèses diagnostiques à partir des troubles constatés (maladie d’Alzheimer, démence fronto-temporale et autres maladies neuro-dégénératives, trouble déficitaire de l’attention, trouble des apprentissages…)
  • Mettre en avant les fonctions préservées et altérées pour proposer des aménagements au quotidien et de la remédiation cognitive.

Les fonctions évaluées lors d’un bilan neuropsychologique sont : l’efficience intellectuelle, les différentes mémoires, les capacités d’apprentissage, les capacités exécutives (capacités d’organisation, de raisonnement, à faire plusieurs choses à la fois…), les capacités attentionnelles ou encore les fonctions expressives (langage, émotions, compréhension de l’autre).

Qu’est ce que la thérapie EMDR ?

Les initiales EMDR signifient « eye movement desensitization and reprocessing ». Il s’agit d’une désensibilisation et d’un retraitement de certains souvenirs douloureux en utilisant des mouvements oculaires. Le patient suit les doigts du thérapeute qui passent de droite à gauche devant ses yeux. Depuis plus de 30 ans, la thérapie EMDR a montré son efficacité à travers de nombreuses études scientifiques et elle est la principale technique recommandée par l’HAS (haute autorité de la santé) et l’OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) pour le traitement des traumas dont les états de stress post traumatiques. Elle permet de traiter à la fois les grands traumas (agressions, attentats, accidents…) et les petits traumas de la vie quotidienne (moments douloureux, critiques quotidiennes, maltraitances…). Elle agit également très bien sur les phobies, attaques de panique, les TOC et autres troubles anxieux. L’EMDR travaille sur les systèmes de mémoire où les différents traumas de la vie se sont bloqués et influencent les comportements et émotions actuels. Elle va permettre de réactiver ces systèmes de mémoire qui étaient bloqués et leur permettre de ré-encoder les traumas et les « digérer ».

Combien de temps faut-il pour aller mieux ?

Il est difficile de répondre à cette question tant les problématiques et les histoires de vie de chacun sont différentes et dépendent de multiples facteurs. Le but des premières rencontres est d’apprendre à faire connaissance et d’aborder les difficultés que vous éprouvez au quotidien. En fonction de ces premiers entretiens, différentes pistes de travail peuvent être choisies et tout va dépendre de la relation thérapeutique (entre vous et le thérapeute), de votre motivation et de votre adhésion aux exercices proposés. S’il s’agit de troubles dits « fonctionnels », de la vie de tous les jours, les thérapies cognitivo-comportementales sont généralement rapidement efficaces. En revanche, en cas de difficultés plus prononcées et plus anciennes, le travail peut durer un peu plus longtemps. L’objectif d’une thérapie restant le mieux-être du patient, l’absence de souffrance au quotidien et son autonomie.

Dernière modification 16 septembre 2018 par Mylène Magdelenat